07 décembre 2009
Elle
Lily a vu juste... "La Catherine"...

Bon, c'est le genre de choses qui ne se raconte pas, mais qui se vit dans une vie de midinette, quoi.
Midinette : nom donné à l'origine aux jeunes ouvrières parisiennes de la mode qui, à midi, se contentaient d'un repas sommaire. Par extension, personne sentimentale et naïve. Une âme de midinette. Jeune citadine naïve, sentimentale et frivole...
Ah, ah ! Oui, pourquoi pas ? Moi je suis une grande midinette, dans le sens "mon dieu, je suis faaaaaaan !". Oui, je suis une grosse admiratrice, je vénère certains artistes et je m'en porte très bien (Si j'existe, Ma vie, c'est d'être fan...).
Bon, donc sur ce fameux marché aux Puces, j'entends cette voix, cette voix-là, cette voix grave et chaude qui parle vite en articulant tous les mots. Je me dis que j'hallucine, mais je tourne quand même la tête. Choc visuel : elle est là, à côté de moi, en train de fouiller dans le bazar des puces, sous la pluie...
Bref entretien avec Mister Purple : c'est elle ou c'est un sosie parfait qui a la même voix ? Là, elle sort une cigarette fine. My gosh, c'est ELLE, c'est ELLE!!!
Comme la vie est bien faite, on avait eu une discussion sur une éventuelle rencontre avec la Catherine, il y a peu. Oui, parce qu'à Paris, elle ne vit pas si loin de chez nous et on traîne souvent dans son quartier (pour faire les boutiques). Et Mister Purple m'avait demandé "Tu lui dirais quoi ?". J'avais du blablater un long discours. Lui avait pensé à un truc du style : "Hé, salut Cathy, t'es la meilleure". Ah ah ah.
Mais alors là, à froid, dans la tête de tout fan qui se respecte, ça va très vite, mais alors dans tous les sens ! Quand ça arrive, ça m'énerve, en fait, parce que je perds tous mes moyens : je trépigne, j'insulte la personne qui est avec moi si elle a le malheur de bouger pendant que je prends une photo... Bref, je suis in-sup-porta-ble.
2 options s'offrent à moi, proposées par 2 voix différentes :
- celle de ma mère (le démon) : elle n'est pas là, mais je l'entends et je la connais. A chaque fois que je lui dis "j'ai vu machin, aujourd'hui" (ce qui arrive tout le temps, à Paris), elle me dit "Rho, moi je serais allée lui parler !". Et si elle est là, elle le fait.
- celle de Mister Purple (l'ange) : sa théorie est simple, mais totalement logique. "Tu l'aimes, elle est tranquille, personne ne la reconnaît, donc laisse-la tranquillou et sois heureuse de l'avoir vue". Ça se tient. Complètement. Rajoutons à cela ma propre théorie : "Si jamais je prends le risque et qu'elle me jette, je serai une boule de Honte à vie".
Je l'ai donc laissée tranquille, en prenant plein de photos embusquées et en la regardant de loin. Et puis, que voulez-vous dire à C.D, hein ? Autant je peux aller trouver Florence Foresti pour lui dire que je la trouve chouette, que j'ai vu tous ses spectacles (ce que j'ai même pas fait en la voyant chez Zara, mais bon). Autant je me vois mal aller voir l'actrice la plus tout du monde et lui dire "Je vous aime pour tout ce que vous avez fait et pour tout ce que vous êtes. Pour moi, vous êtes une reine. Adoptez-moi".
Non, parce que là, toute grande dame qu'elle est, elle aurait eu les j'tons.
Mon dieu, je suis folle...
Enfin bref, je vais colle ici quelques photos. J'ai pris soin d'éliminer des clichés la personne qui était avec elle et de ne mettre que les meilleures images. Elle n'était pas maquillée, elle était là, toute anonyme, avec ses espèces de Buffalo, son sac Chanel et son petit béret. Elle a des jambes super fines, la Catherine... Qu'on se le dise !
C'est la classe absolue, m'embêtez pas.




21:43 Publié dans Sunset Boulevard | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : catherine deneuve
29 novembre 2009
Attendus comme le messie
Le prochain Cohen, Serious Man, je le sens très très bien...
L'adaptation de La Route, de Cormac McCarthy.
Pour moi, la bande-annonce est déjà décevante : trop d'action, trop de blablas. Le livre était peu bavard et je voyais un univers beaucoup plus gris. En même temps, je me demande si j'ai envie d'aller revivre cette ambiance glauque et cauchemardesque au cinéma...
Avatar, vous savez, par le réalisateur de Titanic (et ta soeur ?). Bon, je sais d'avance que ça va me fendre le coeur comme District 9, les aliens qu'on pourchasse et tout et tout...



Et sinon, juste pour se rincer l'oeil :

On me dit dans l'oreillette qu'il y aura Sam Worthington et Mads Mikkelsen. Que demande le peuple ? (du sang, pardi).

Bon, ok, ça va sûrement être nul...
12:10 Publié dans Sunset Boulevard | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28 novembre 2009
Ça mord...
Deux films pour le prix d'un : rien à voir au niveau du style, mais une thématique de base sanguinolante...
Commençons par le dernier sorti :








21:20 Publié dans Sunset Boulevard | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : zombieland, twilight, robert pattinson
20 novembre 2009
Par le réalisateur de "Ta mère au ski..."
Va falloir arrêter les "Par le réalisateur d'Independance Day/de Titanic/de E.T", etc... On n'est pas amnésique, crotte, on peut se souvenir des noms de réalisateurs, à la fin !
Bref...

Bon alors ? Ben déjà, on voit pas les 2h40 passer, c'est déjà pas mal...
Après, perso, j'ai préféré la première partie avec la famille super-héroïne qui se sort de tous les dangers en limousine, en petit avion etc... John Cusak en héros, mouais, je le préférais tout mou dans High Fidelity.

Bon, c'est gros gros, hein. Tout est gros. Certains diront que c'est "à l'américaine" (en vrai, on dit ça quand on sait pas le faire, nous, les français).
On retrouve tous les codes du genre, dont LE PLUS IMPORTANT EST DE TOUJOURS SAUVER LE CHIEN ! Mon favori étant Cooper dans Daylight (qu'on appelle toujours Boomer, avec Mister Purple, va comprendre...).
Sinon c'est vrai que la scène du poulet et de la mamie chinoise est très forte.
J'aurais volontiers coupé dans le tas et zappé les scènes vraiment trop dégoulinantes, doit y en avoir 2 ou 3.

13:50 Publié dans Sunset Boulevard | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : 2012
12 novembre 2009
Lasciate ogni speranza Voi ch'entrate
Ils l'ont fait, ces fous ! Adapter La Divine Comédie en jeu vidéo ! Moi qui en ai mangé à toutes les sauces, de l'Enfer (et avec plaisir), j'attends avec impatience qu'un Peter Jackson se frotte à l'oeuvre pour le grand écran... C'est tellement cinématographique, tellement riche en détails !


Mais bon, les jeux vidéos faisant de plus en plus la nique aux autres médias, ils ont bien eu raison de s'en emparer. Bon, évidemment, ils sont pris quelques libertés avec le livre, faisant de Dante un conquérant aux 1000 péchés... Qu'importe, c'est super audacieux.
Et n'en déplaise aux profs de fac obtus (clin d'oeil pas forcément bienveillant), je suis sûr que Dante serait ravi que le média montant de notre génération pense à lui, en 2009.
16:48 Publié dans Sunset Boulevard | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dante, dante's inferno
11 novembre 2009
T'appuies ou bien ?

Bon, Richard Kelly, on le sait, il finira comme David Lynch...
Pas énormément beaucoup de choses à dire sur le film : on ne s'ennuie pas et quand on connaît le réalisateur, on ne s'étonne plus des choses folles que l'on voit parfois.
Cameron Diaz y est vraiment... comment dire ça sans être désobligante... Disons qu'elle n'est pas la jolie fille sportive qui fait du surf avec un superbe sourire jusqu'aux oreilles. Elle est toute moche, quoi, la pauvre. Mais elle tient sur ses épaules tout le côté inquiétant du film et elle s'en sort pas trop mal.

Pas le film du siècle, mais ça se laisse voir, rien que pour les obtus qui sortent de la salle en disant "C'était n'importe quoi, ce film !". Plus ça va et plus je me rends compte que le public, dès que ça sort un peu des rails, dès qu'on lui offre des choses un peu créatives et "hors de la vie", ça l'énerve. Et du coup, il pouffe.
M'enfin, je me plains pas : au Gaumont Parnasse, le public est sympa et intéressé. Oui, oui, chaque salle de cinéma a son genre de public. Voir l'ambiance d'une projection de Brokeback Mountain dans un cinéma des Champs-Elysées, par exemple... je n'en dirai pas plus, sinon je vais m'énerver. Et ce serait balaud de s'énerver un jour férié, même si on travaille.

13:25 Publié dans Sunset Boulevard | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the box, cameron diaz
29 octobre 2009
Le corps de Megan
Enfin un post cinéma ! Pas trop eu le temps de fréquenter les salles obscures, ces derniers temps...
Pour mon grand retour, j'ai choisi :

Film TOTALEMENT INTERDIT à ceux qui :
- pensent que le cinéma, c'est Godard et rien d'autre
- sont dépourvus de 8ème degré
- ont perdu leur âme d'adolescent depuis... l'adolescence
- boudent leutr plaisir de manière générale
A classer dans le genre des "teen horror", donc, c-a-d des films d'horreur pour et avec des ados, dont le meilleur reste Scream 1 et l'excellent The faculty, pour moi.
Ce film m'a attiré d'emblée, parce que j'ai trouvé l'affiche pas mal foutue, avec la bonne dose de glamour-blagounette qui correspond au genre. Et puis j'adore le titre, c'est comme ça (écrit façon néon en rose, dans le générique, ça déchire).
Evidemment, Les Cahiers, Les Inrocks et autre Télérama sont passés à côté du film, on s'en serait doutés (z'ont plus trop leur âme d'ados, ceux-là). Moi je me suis régalée. Evidemment, celui qui passe son temps à s'exclamer "non mais c'est n'importe quoi, c'est trop gros, ce truc !" passera à côté aussi. Tout est GROS, dans ces films. That's the point. Bref...
Du coup, je me suis amusée à repérer tous les codes du genre :
- la bombasse du lycée, qu'on voit marcher au ralenti dans les couloirs pour voir comme elle est trop belle (Megan Fox, parfaite dans son rôle de canon décérébré)


- sa meilleure copine, qui est censé être un thon, mais qu'en fait, dès le début, on voit tout de suite qu'elle est canon dessous aussi


- la musique de jeune, plutôt pop rock et plutôt actuelle, avec un groupe de rock qui met de l'eye-liner (un peu Killers like). On a même gâtés les trentenaires, y a un bon vieux HOLE à la fin...
- les meurtres TOUJOURS accompagnés ou précédés de guitares électriques
- le bal de promo (un peu Carrie like)
- de l'auto-dérision à gogo : pour une bombasse comme Megan, c'est quand même très anti-ego d'accepeter des scènes ou on vomit des trucs bleus pas glam du tout et de se voir avec une mâchoire de crocodile... Plus la scène de sacrifice complètement loufoque...





Et voilà comment on fait un teen horror réussi !
(sinon vous pouvez aller voir le Haneke, vous allez vous éclater...)

10:52 Publié dans Sunset Boulevard | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07 octobre 2009
Mary & Matt
2 films et un restau...
Après Toritcho, un autre super restau pour les soirées ciné : La Campagnola, un italien, tenu par des italiens. Des vrais, quoi.
Je peux pas vraiment vous parler de 36 000 plats, je prends toujours le même. Mais alors, il déchire sa race...
Je vous présente........................................ Les tagliatelle monte Bianco !
Version présentation :
Version "touillage" :
En gros, y a de la crème, du jambon de parme, des champis et... du fromage fumé. Ajoutez à ça un peu de parmesan et vous prenez 9 kilos et demi rien qu'à les regarder...
Bon, alors les films... On commence par la crème de la crème :

On est gâtés, niveau film d'animation, en ce moment... C'est un petit bijou, beau, drôle et triste, comme tous les beaux bijoux. Ça prend son temps, c'est l'histoire d'une correspondance. Finalement, aliens ou pâte à modeler, le réalisme n'est pas là où on l'attend et on n'a pas besoin de "vrai gens" pour être touchés au plus profond.




Comme dirait l'autre, "faut vraiment être nazi pour pas aimer ce film"...
Ah, et ils ont un cré cré beau site : http://www.maryandmax.com/
Ensuite, dans la catégorie "j'aurais bien aimé avoir aimé, mais ça m'a gonflé" :

La bande-annonce était prometteuse... en fait, je peux même pas dire que le film n'était pas à la hauteur, c'est juste que trop de revirements, trop de complications... ça m'a un peu endormie.

Matt est très bon dans son rôle, y a rien à dire.
Bon, quand ça veut pas, ça veut pas, quoi ! Je crois que j'étais un peu fatiguée et que j'ai dû louper l'essence du film.
Bref, pour tous les fans de M.D., rappelons-nous tous en choeur que M.D., c'est ça, quand même :

13:29 Publié dans La Grande Bouffe, Sunset Boulevard | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mary & max, the informant, la campagnola
17 septembre 2009
La folle journée de moi
(titre hommage à John Hughes...)
Ma journée d'hier a été bien remplie.
06h30 - Réveillée par cet animal



Une petite robe marron sympa de prime abord, MAIS sur laquelle on a ajouté un faux pli immonde au milieu du ventre, sûrement pour faire croire qu'on est enceinte d'un alien (je ne vois que ça, comme explication).

Une robe qui ressemble très très fort à la robe Sevillane Christian Lacroix pour La Redoute
Pour rappel :

La Zara :


Boh... 80 euros, elle est quand même moins bien coupée, allez peut-être que je la retrouverai pendant les soldes.
20h30 - Tout ça s'est (presque) terminé chez Toritcho, le meilleur japonais de Montparnasse, à manger du agedashi tofu, des sushis Unagi et un maquereau grillé



22h30 - Last but not least, le cinoche

J'ai pas 12 000 heures pour parler du film, mais je crois qu'il est réussi, pour la simple et bonne raison qu'il m'a mise mal à l'aise pendant 1h50. C'est un film à haut potentiel de stress, il faut le savoir.
Je savais dès la bande-annonce que j'allais souffrir pour les aliens. Ça n'a pas raté, au bout de 5 minutes, j'avais envie qu'ils éclatent tous les humains.
D'après ce que j'ai lu, le réalisateur pensait à un parralèle avec l'apartheid. Moi, j'avais plus l'impression d'être au milieu d'un camp de concentration, mais peu importe, le sujet est là. On parle de xénophobie, de domination d'une "espèce" sur une autre (puisque ce sont des E.T), d'ultra-violence. Et pour peu qu'on vive dans le monde de Peter Pan, comme moi, on n'a aucun mal à avoir de la compassion pour les aliens, êtres vivants ici doués d'intelligence et de sentiments. Le papa alien et son fiston alien... Eh ben je peux vous dire que j'ai été accrochée à mon écharpe léopard jusqu'au bout. Surtout qu'ils ont fait très fort dans la bande-annonce : j'attendais un moment qui n'est jamais venu (puisqu'il n'est tout simplement pas dans le film. Résultat : je me suis fourvoyée sur l'issue).

Pour moi, tout a donc fonctionné sur l'émotion, je crois que je n'ai même pas assez de recul pour juger le film.
Et puis le héros/anti-héros au possible, c'est le Wikus van der Warwe, avec sa tête de pas y toucher. Lui, c'est le point fort du film...

Pour résumer, c'est un film qui retourne la tête et le coeur, souvent (dans tous les sens du terme). J'imagine que c'est donc réussi. A ne pas aller voir en période de stress, donc, parce que moi j'ai mal digéré mes M&Ms (oui, c'est mal, je sais...).
11:44 Publié dans Au bonheur des Dames, Ma vie (en rose), Sunset Boulevard | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jonak, zara, district 9, toritcho
15 septembre 2009
The time of my life
Parce que toute trentenaire qui se respecte connaît cette scène par coeur...
07:59 Publié dans Sunset Boulevard | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




